Chiffres de la bio en France

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L’AGRICULTURE BIO, UN EMPLOYEUR PARTICULIEREMENT DYNAMIQUE EN 2017

En 2017, on estime que les métiers de l’agriculture biologique comptent près de 134 500 emplois directs (les emplois dans les fermes bio et ceux liés aux activités de transformation et de distribution), soit 16 500 de plus qu’en 2016. Ce sont 49 200 emplois directs qui ont été créés depuis 2012, avec une croissance annuelle moyenne de +9,5 % depuis 5 ans.
Alors que l’emploi agricole diminue à un rythme de -1,1 % en moyenne annuelle entre 2010 et 2015, l’emploi dans la production agricole biologique a progressé de 10 669 emplois en temps plein entre 2017 et 2016, soit +13,7 % : une performance.

Source Bilan annuel de l’emploi agricole (BAEA), Agreste Chiffres et Données Agriculture n°238, juillet 2017

LA PRODUCTION BIO EN MOUVEMENT : UNE REPONSE A LA DEMANDE CROISSANTE DES CONSOMMATEURS

Au 31 décembre 2017, 54 044 opérateurs étaient engagés en agriculture biologique, soit +14,7 % en un an.
Parmi ces opérateurs, 36 691 sont des producteurs (4 425 exploitations agricoles supplémentaires en un an, soit +13,7 % par rapport à 2016), portant la part des exploitations françaises engagées dans l’agriculture biologique à 8,3 %.
En 2017, plus de 5 000 exploitations se sont engagées dans le bio. Parallèlement, la part des producteurs cessant leur certification biologique a régressé et représente 3,5 % des producteurs bio engagés en 2016.
Les entreprises de transformation, distribution ou importation représentaient 17 353 opérateurs (soit +2 513 opérateurs ou +17 % par rapport au 31 décembre 2016) dont :
— 12 286 transformateurs (+15,9 %)
— 4 783 distributeurs (+19,1 %)
— 284 importateurs (+27,4 %)

Sur la base de 452 442 exploitations françaises en 2016 (Agreste 2017)

 

LES SURFACES ENGAGEES EN 2015 ENTRENT EN PRODUCTION BIO

1 744 411 ha étaient engagés en bio fin 2017, soit une augmentation de +13,4 % par rapport à 2016.
Parmi ces surfaces, 1 233 800 ha étaient certifiées bio. Cette hausse de +17 % relativement à 2016 résulte de l’entrée en production bio des surfaces notamment de grandes cultures et fourragères converties en 2015.

 

Evolution des opérateurs et des surfaces certifiées bio de 1995 à 2017

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Source: Agence BIO/OC

POUR L’ENSEMBLE DES PRODUCTIONS, LA PART EN BIO CONTINUE DE PROGRESSER ATTEIGNANT 6,5 % DE LA SAU DES EXPLOITATIONS CULTIVÉES SELON LE MODE BIOLOGIQUE EN 2017 SUR LA BASE DES STATISTIQUES AGRESTE (SAA SURFACE DES EXPLOITATIONS 2017 HORS COLLECTIFS)

 

Toutes les filières bio concernées par la hausse

Une grande partie des engagements réalisés en 2015 sont arrivés au terme de leur conversion en 2017 : ils font progresser de +17 % les surfaces certifiées bio de la ferme biologique française.

Productions végétales

En 2017, toutes les filières sont concernées par un développement des surfaces certifiées bio et en conversion. Si les surfaces fourragères bio s’étendent, celles des filières légumes frais et fruits frais connaissent des évolutions notoires, liées à des conversions au cours des années 2016 et 2017. La viticulture bio qui progressait peu jusqu’en 2016 a connu un nouvel élan de conversion en 2017.
Dans le secteur des grandes cultures, ce passage à la production bio s’accompagne d’une modification de l’assolement vers des productions à plus forte valeur ajoutée pour l’alimentation humaine

 

Surfaces en bio en 2017 et évolution par rapport à 2016 pour les différentes productions végétales

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Productions animales

Dans la continuité de 2016, le développement des élevages bio est resté soutenu et concerne l’ensemble des espèces en 2017.
— Le nombre de vaches élevées en bio a progressé de +18 %, avec un dynamisme particulier des élevages laitiers qui comptent près de 194 000 vaches conduites en bio soit +27 % versus 2016. La mauvaise pousse de fourrages en 2016 avait induit une baisse de la production de lait bio en 2016 et début 2017 (-0,1 % en 2016 versus 2015 selon la synthèse de l’enquête mensuelle laitière). Elle a été compensée en 2017 par l’entrée en production bio des cheptels convertis en 2015 ainsi qu’un climat plus favorable : la collecte de lait bio a progressé de +13,6 % en 2017 versus 2016.
— Le maintien du nombre de nouvelles conversions en système allaitant et de forts engagements en système laitier se sont également produits pour l’élevage d’ovins. Essentiellement dans leur bassin traditionnel, les brebis laitières conduites en bio étaient au nombre de 111 616 soit +19 % relativement à 2016.
— Le cheptel caprin, légèrement en retrait par rapport aux autres élevages laitiers progresse tout de même de +14 %.
— Les monogastriques progressent également. En 2017, l’augmentation des mises en place de volailles dépasse celle de 2016 (+12,5 % versus 2015) avec +16,3% pour les poulets de chair et +14,3% pour les poules pondeuses.
— Les élevages porcins connaissent un nouvel élan avec une progression des cheptels de truies de +14 % qui devrait se poursuivre en 2018 pour concrétiser l’engagement de la filière pris lors des États Généraux
de l’Alimentation, pour relocaliser la production.
La part des animaux élevés selon le mode biologique continue sa progression dans l’ensemble des filières. Avec respectivement 10 % et 9 % des e ectifs conduits en bio, les élevages de poules pondeuses et de brebis sont particulièrement engagés en résonnance avec une structuration forte de ces filières autour des signes o ciels de qualité et d’origine qui incluent notamment le bio, les labels rouges et les appellations d’origine protégées (AOP).

 

Animaux engagés en bio en 2017 et évolution par rapport à 2016 pour les différentes productions animales

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Répartition territoriale

Les surfaces conduites en bio progressent dans toutes les régions, plus particulièrement en Corse et les Hauts- de-France avec des évolutions dépassant +20 %.
Les conversions de surfaces de 2015 sont entrées en production bio en 2017 avec pour corollaire des augmentations à deux chiffres des surfaces bio entre 2016 et 2017 pour l’ensemble des régions, exceptée la Bretagne.
Ces évolutions ont été particulièrement marquées dans les régions Occitanie (+33 %), Corse (+26 %), Nouvelle-Aquitaine (+24 %) et Bourgogne-Franche-Comté (+22 %).
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur reste la région française avec la part de surface agricole utile conduite en bio la plus forte, au-delà de 20 %. Elle est suivie par les régions Occitanie avec 12,8 % et la Corse avec 10,9 %.

Comme en 2016, près de 60 % des fermes et des surfaces conduites en bio se situent dans quatre régions :
— Occitanie 8 164 fermes, 403 921 ha
— Auvergne-Rhône-Alpes 5 377 fermes, 232 103 ha
— Nouvelle-Aquitaine 5 327 fermes, 216 435 ha — Pays de la Loire 2 927 fermes, 170 545 ha
Ces mêmes régions représentent plus de 40 % des entreprises de transformation et de distribution certifiées en bio. Les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d’Azur, densément peuplées, occupent aussi une place importante pour l’aval de la bio. L’Ile-de-France montre des engagements très forts de ses opérateurs de l’aval, qui augmentent de +30 %, suivie par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur qui ont des évolutions assez proches, entre +13 % et +17 %.

 

Surfaces bio et en conversion et part dans la SAU de chaque département en 2016

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Sources : Agence BIO/OC, Agreste 2017

 

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